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« ….. Tu fais quoi ?.... Rien…. Tu veux faire un truc ?... Je t’ai dit que je ne faisais rien, tu ne vois pas que je suis occupé ? … A ne rien faire ? »

Je me demande souvent ce que je pourrais faire de mon temps libre, pour faire passer le temps, tuer le temps, m’occuper l’esprit,… Bref tu  m’as compris, je me demande ce que je pourrais faire. Ça ne dure jamais très longtemps ce genre de questionnement parce que je connais la réponse. Elle se résume souvent à ne rien faire. Si tu veux un scoop, j’aime ne rien faire. C’est mon passe-temps préféré.

Petit cours de philo selon Wolfus : Ne rien faire c’est quand même faire quelque chose, car ne rien faire consiste en une action de s’empêcher de faire donc on fait quelque chose quand on ne fait rien donc il n’est pas possible de ne rien faire même quand on a envie de ne rien faire mais ça se résume à ne rien faire par ailleurs…. Haaaaaaaaaaaaaaa ! Aidez-moi Doctor Who.

J’aime m’ennuyer, c’est un de mes moments favori, si ne rien faire consiste pour toi en une perte de temps, pour moi c’est un peu la source de nombreuses distractions. J’aime ne rien faire dans Skyrim par exemple, tourner des heures entières, visiter des donjons, pourfendre des dragons (j’ai utilisé le terme pourfendre en 2014 si ce n’est pas la classe littéraire ça !). J’aime ne rien à faire à lire et relire des livres, des comics, revoir des films et des séries. Passer du temps à écouter de la musique à fond chez moi en dansant et chantant comme un fou. Tourner des heures de pièces en pièces. M’occuper l’esprit comme je peux mais m’empêcher avant tout de sortir et voir du monde, les gens, …

Il y a une chose que je n’aime pas quand je fais rien c’est de traîner sur Internet, pas parce qu’il y a un risque pour que je sois obligé de certifier ma majorité sur des sites sur lesquels je pourrais tomber (malencontreusement). Je peux même passer des heures à regarder des vidéos de speed run aussi et ça me régale, surfer sur des blogs et lire comme un autiste c’est amusant. Je me retrouve dans une bulle et je m’y sens bien dans ces moments-là. Le problème est différent. Ça serait trop simple ça. Je n’aime pas ne rien faire, ne pas avoir d’objectif quand je traîne sur Internet pour une simple et bonne raison, c’est le moment où je fais le plus de conneries.

Entendons-nous bien sur un sujet, quand je parle de conneries, je ne parle pas des petites bêtises classique, ne pas nettoyer son historique (ça ne me concerne pas avec la navigation privée), oublier de fermer des onglets bizarres, surfer de spam en spam. Je te parle de bêtises que tu fais et qu’au moment où tu finis tu te poses la grande question à laquelle la réponse n’est pas forcément 42.

C’est forcément le moment où je vais traîner sur les réseaux sociaux et faire ce que je ne ferais pas en temps normal. Je vais te faire une petite liste des pires conneries que j’ai pu faire, en même temps on les a tous faites. Recontacter une ex, envoyer une notification d’ami à une fille qui t’as envoyé bouler il y a un an et de qui tu n’as plus de nouvelles depuis, parler avec tes contacts Facebook quand tu ne les connais pas, oui  j’accepte toutes les requêtes d’ami, oui ma vie est pathétique ^^. Essayer de te rendre intéressant ou marrant en commentant différents statuts et  te ridiculiser pour les deux tentatives. Tenter désespérément de draguer sur des sites conçus pour les gens sans ambition amoureuse dans leur vie.

C’est comme ça que tu peux commencer à regretter d’avoir allumé ton ordinateur sans but. Ce bouton « requête d’ami » m’a pourri mon estime de moi, les conversations enregistrées sont là pour me rappeler ma bêtise ou le nombre de conneries que je suis capable de lâcher en peu de temps. Quand j’ai besoin de parler avec des gens histoire de me prouver à moi-même que je ne suis pas un sociopathe – même quand le reste tend à me le prouver – quand je veux établir des liens avec l’espèce humaine pour garder foi en elle, voilà que je commence à me perdre.

Ces moments-là sur internet pourrait qualifier l’ennuie comme le sentiment de n’être qu’un PNJ dans la vie des autres. L’impression que le monde t’a oublié, que la terre continue de tourner sans toi-même si tu es là. Une ligne de code dans la Matrice qui te qualifie et te personnifie mais sans te donner une identité propre. C’est pour ça que je me contente de mon monde, au moins je connais mon rôle dans celui-ci…ou pas !

Je veux marcher comme Elie et son livre, traverser des contrées dangereuses et apocalyptiques sans me soucier de quoi que ce soit et trouver un but, un seul, alors je marche et j’écoute All Gone de Gustavo Santaolalla