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« Alors ?... Je n’en sais rien. Je crois que je suis perdu, perdu dans mes pensées à la recherche d’une distraction, d’un moyen d’oublier mon ennuie, de m’oublier… Sors alors ?.... Non il fait trop froid ^^ »

Assis sur mon canapé dans ma chambre, je regarde le vide, non j’ai le regard vide et je tourne ma tête en direction de cette pile de comics (lu), de l’autre côté des bouquins (lu aussi).Je ne sais toujours pas quoi faire. Il reste mon téléphone qui subit de temps à autres des soubresauts pour me signifier qu’il existe un monde en dehors de ce mur. Je suis loin. La seule chose qui m’atteint, la seule que je peux atteindre, c’est l’interrupteur de l’ordinateur.

Je me demande encore ce que je pourrais faire. Me connecter ?! J’ai fait la même chose sur mon téléphone et je n’ai rien trouvé à faire. Démarrer une conversation par des mots creux et vides de sens. Un peu comme moi. Au final on discute mais pour ne pas dire grand-chose. Je n’ai rien à raconter.

C’est le moment où je commence à m’entendre réfléchir, enfin quand mon putain de radiateur arrête de crier, d’hurler son agonie. FRAK ! Je vais galérer à dormir. Je voudrais le démonter mais je risquerais de me faire mal, ce n’est pas la voiture de Street Fighter à démonter en temps limité.

Je pensais à m’affaler devant la télé manette en main pour commencer un nouveau jeu. A quoi bon, je ne pourrais pas y jouer autant que je veux, demain c’est lundi. Je voulais étudier mais je n’ai plus la motivation. D’ailleurs je ne l’ai jamais eu chez moi cette motivation, il me faut un sanctuaire. Putain mon téléphone qui me coupe encore dans mon élan littéraire.

Je pourrais ne pas y répondre et le laisser sonner encore et sans cesse (genre j’ai trop d’amis –c’est pour l’article – des gens qui ne peuvent se passer de moi). Mais j’ai besoin de cette connexion. De toute manière c’est le genre de connexion qui ne marche qu’avec le sexe désiré. J’aime parler aux femmes mais ça ne me mène souvent à rien. Parce que je ne sais pas en fait. Je n’arrive pas à comprendre ce qui se passe dans ces conversations. Je réponds

Je pourrais faire semblant de sortir de chez moi et aller parler à des gens, faire semblant de m’intéresser à leur vie et ne même pas retenir leur prénoms. A quoi bon ? Pour gonfler mon égo ? Pas besoin j’ai un blog déjà. Mais je pourrais rencontrer des personnes formidables. Un dimanche soir dans une ville perdue de Province, dans le sud de la France AKA le trou du cul des beaufs ? Je dois réellement y répondre à cette question.  

Je regarde ces gens sortir et s’essayer aux relations humaines, usant de divers stratagèmes pour attirer des proies faciles dans les mailles de leur filet. J’en souris subtilement mais j’ai un pincement au cœur parce-que je sais que je n’en suis pas capable. Je n’aime pas les gens mais je n’arrive pas à leur faire du mal. Je ne sais pas blesser les gens alors je garde tout pour moi et j’essaye de me vider là où je peux pour qu’on entende cette douleur que je garde au fond de moi. Celle qui veut juste que vous alliez vous faire mettre en fait. Laissez-moi en paix quand c’est pour vivre votre vie de façon stupide sans recherche de la vérité et non pas de votre vérité.

Vous m’énervez parce que je n’arrive pas à vous occultez de mon monde, vous qui me faites subir cette intrusion forcée dans ma vie. Laissez-moi en dehors de tout ça, je n’ai pas envie de vous ressembler. Je veux être bizarre, cultiver ce mystère qui vous empêche de me comprendre. Je ne veux pas être comme tout le monde.

Je veux me tourner vers cette femme, celle que je ne connais pas, du moins pas encore et lui dire :

"Tu sais quoi? Viens on fait un truc, viens on se rencontre par hasard, on apprend à se connaître, on s'apprécie, tu m'invites, on se voit, on rigole. Tu m'aimes, je t'aime. Viens on est fous, on est jeunes et cons, on est amoureux. Viens on est deux mais on fait qu'un, t'es ma moitié. Viens on fait n'importe quoi, on habite ensemble, on fume, on regarde des dessins animé, on se couche tard. On se réveille, on s'embrasse jusqu'à s'en couper le souffle. Viens on fait des photos, on fait les magasins, on va au ciné, viens on s'aime sans se mentir, sans se délaisser, sans se tromper."

Viens !

Greensleeves