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« Qu’est-ce que ça fait mec ?... Je me branle !... T’es dégueulasse, tes voisins pourraient te voir… Mais non je fais ce qu’on appel de la masturbation intellectuelle. Je check les stats du blog… Ha ! Tu me rassures mais d’un autre côté je trouve ça encore plus bizarre. Dude t’es d’un autre monde ! »

J'avais dans l'idée de te parler de ce processus créatif horrible qui est le mien. Je voulais te parler de ma sale manie d’écrire mes articles, souvent sur les coups de 3h du matin et de me plaindre de la faible portée de mes articles. Je voulais faire l’auteur désillusionné, abandonné. Je voulais te peindre le personnage qui écrit dans la nuit pluvieuse avec sa vieille machine à écrire et un cendrier plein. Une bouteille de whisky entamée et bientôt vide de l’autre côté. Le type qui enlève son imper et le pose sur le porte manteau avec son chapeu. J’avais envie de te dire que je n’arrive pas à écrire la journée, qu'il me faut une ambiance de soirée, genre polar des années 80. Limite en noir & blanc. Mais comme me l’a fait remarquer (agréablement par la référence) BehindMyBack : « La nuit ce n’est pas un polar chez toi. C’est Silent Hill »

Alors souvent quand je suis en manque de reconnaissance, d’affection, de tendresse humaine, je me mets sur le tableau de bord du blog et je clique sans hésiter sur l’onglet  Statistiques. Ce mot sonne comme un nid douillet pour un vide qui m’habite parfois. C’est le moment où je clique un peu partout. Voir le nombre de nouveaux visiteurs et déchanter immédiatement quand ça fait un moment que je ne publie rien ; le moment où tu lis les 3 commentaires que t’as reçu en 6 mois – merde je commence à me plaindre là – et tu te rends compte qu’au final, une seule visite, un seul message change la donne. Parfois je relis les articles et je me marre. Parfois je navigue dans le flot d’informations et je m'y perds agréablement. 

Tiens j’en profite au passage pour ceux qui n’utilisent pas AdBlock (pauvre d’eux !) que les publicités présentent sur le blog ne sont pas de mon fait et que je ne touche pas un centime d’euro pour le blog, je le fais parce-que j’aime ça tout simplement. Ça, c’est dit ! Reprenons le cours de notre pensée, oui NOTRE parce que même si ça te paraît bizarre je sais que tu vas te retrouver dans la suite, et ce après une page de pub ^^… heu… Désolé pour cette blague un peu nulle. Je ne peux pas te promettre que je n’en ferais pas d’autre, c’est au-dessus de mes forces.

J’ai un peu le même délire bizarre sur internet, genre limite stalkeur. Je regarde le profil de mes ex (avec qui je ne suis plus ami [en tout cas celles qui en valent la peine]). Je relis les messages de mes conversations Facebook ou encore les textos échangés dernièrement ou même longuement dernièrement – ça n’existe pas mais ça me donne un genre littéraire – avec une fille que j’aurais essayé de séduire. Je commence à me gargariser – ce mot ça fait un moment que je voulais le placer – de mes tirades poétiques et quand je regarde à côté de moi j’ai une manette de Xbox qui traine et de l’autre côté un comics T.T. (merde je ne vais pas commencer à faire ma dépression). Un petit hashtag #NervousBreakDown. Ça c’est cadeau.

N’en déplaise à certains, on a tous eu ce moment où on utilisait tous les outils à notre disposition pour savoir si on existait en dehors de notre propre personne. Avant tu demandais, avec une certaine honte, gêne si on avait mentionné ton nom quand tu n’étais pas là. Tu voulais savoir si c’était en bien ou en mal. Avec l’arrivée des nouveaux média tu t’auto-stalk via internet, via les internets même.En gros tu vas sur l'ami Google et tu tapes ton nom & prénom voir ton blaze.

Tu commences à rechercher un peu partout une partie de toi qui existerait, qui a existé, qui pourrait exister dans cet endroit étrange que tu appel la vie et son prolongement, la vie virtuelle. Tu te mets sur la page d’une fille que tu appréciais un peu plus que la normale et avec ta sourie tu passes 20 fois sur « +1 Ajouter », tu retournes dans tes messages et tu cherches une trace d’une conversation avec une meuf pour trouver un sujet de relance. Tu prends ton téléphone et tu check tes derniers message à la recherche d’une bouée et au final tu commences à jeter des bouteilles à la mer.T'envois des tonnes de messages en espérant qu'une personne te réponde.

Tout ça dans le but illusoire de créer un sentiment d’attache, d’appartenance, d’existence mais aussi futile et superficielle que ta démarche. Au final tu reviens sur ce que tu maîtrise, tu retournes à tes repères secret, tu retournes vers des meufs plans faciles c’est moins risqué mais sans goût. Au pire tu cliques sur « Nouvelle fenêtre de navigation privée » et tu te rends compte que ta vie est sans sens… ou pas.

On cherche tous le réconfort où on peut. J’ai la chance d’avoir créé un monde dans lequel je (crois) maîtrise les variables, les inconnus et j’allume ma console, mon ordi. J’ouvre un livre et vis ma vie, celle où je sais que j’existe. Ce moment qui intervient un peu comme un rappel à la vie, au plaisir d'être.

Pour finir tu reviens toujours à la même chose et ta vie ne change pas. T'écris pour oublier mais oublier quoi ? T'écris pour exister mais où ? Trop de questions sans réponses. La seule que j'ai c'est que pour moi j'existe là où je devrais être c'est-à-dire en moi. Mon monde, je t'y invite et je le partage avec toi pour que tu y trouves le tien. N'hésite pas à partager avec tes amis, sur les réseaux sociaux ( je fais ma pute pour des visites en plus là !) 

En ce moment je suis dans ma période OST de jeux et en même temps j’en profite pour te faire découvrir un autre univers des jeux, celui de la composition. Parfois en fond sonore j’écoute Dragonborn le Main Theme de The Eldor Scrolles V : Skyrim de Jeremy Soule, un de mes meilleurs jeux qui me font vivre les plus beaux moments depuis Morrowind.