Castlevania_-_Lords_of_Shadow1

« Je ne veux personne dans ma vie. Personne… J'attendrais…Mais je ne veux pas qu'on m'attende. Il ne se passera rien. Je ne veux rien. Rien, rien, rien…Je te demanderais de me laisser une chance. Laisse-moi te montrer. Je ne veux que ton bien mais ça ne servirait à rien. Je pourrais avoir les plus belles paroles du monde aussi honnête soient-elles rien ne te fera changer d'avis. Ne t'en fais pas je t'importunerais plus. Mais j'étais vrai quand je t'ai dit que si jamais tu as besoin de quoi que ce soit tu peux compter sur moi. N'hésite pas si tu veux parler, décompresser, passer, je suis là pour toi. Tu peux compter sur moi. Merci pour ton temps, ton attention, ta confiance. Merci pour tout. J'espère que ce n'est qu'un au revoir et pas un adieu »

J’ai retrouvé cette solitude que j’aime tant mais que je ne peux partager avec personne. Je veux être seul mais avec toi, toi tu es qui au fait ? Je ne sais pas. J’ai cru pendant un moment que je t’avais retrouvée mais tu n’as juste servi à me faire perdre le peu de confiance que je pouvais avoir en l’humanité, en mon avenir. Tu m’as détruit moi et mes rêves, mes aspirations et comme un pauvre con de la génération 2.0. Je suis encore seul, je roule et ne croise pas âme qui vive. Je me sens bien à nouveau. Je roule sur le rythme de cette playlist que j’ai appelé love comme si un jour je l’écouterais avec quelqu’un. En attendant je fais le point sur ma vie. Mes rêves. Mes aspirations. Je me dis que finalement je ne suis qu’un enfant coincé dans le corps d’un adulte. en attendant, je n'ai toujours pas bougé.

Après ce moment d'évasion tu reviens à la réalité.Tu relis une dernière fois ce qu’il vient de se passer. Comme un idiot tu te retournes et tu te demandes si c’est mots t’étaient bien adressé, si le destinataire n’était pas un homme derrière toi. Tu poses ton téléphone. Tu te lèves de ton canapé pour souffler un coup. D’un coup, tu rattrapes ton téléphone et ouvre une nouvelle fois ses derniers messages. On ne sait jamais tu as peut-être mal lu. Au fond peut être que ce n’était que ton imagination, tu ne peux pas recevoir ça. Tu relis encore une fois. Une autre fois. Une dernière fois. Tu enfiles ta veste, ton écharpe, tes écouteurs et tu sors.

Tu marches seul dans la rue avec ta musique pour ne pas entendre le monde. Il fait froid. Tu le sens qui s’immisce sous tes couches de vêtements comme pour te refroidir de sentiments que tu aurais au fond de toi. Comme si c’était la réalité qui frappait de son mordant. Le retour à ce monde qui se fout de ta gueule. L’impression que la vie te troll comme si tu levais le matin et qu’à la sortie du lit tu t’éclatais le nez contre le sol. Une envie de retourner ramper sous la couette, t’enrouler à l’intérieur pour te protéger de ce monde qui ne te fais pas de cadeaux. Tu croise des gens se protégeant mutuellement, se protéger de cette vie qui est la mienne.

Tu marches le long de la rue sur le côté. Tu regardes profondément ton téléphone pour essayer de te déconnecter. Tu essayes d’être aussi discret que Sam Fischer à la Splinter Cell. Tu te dis que ce tour va te permettre de voir les choses sous un autre angle.

Tandis que tu marches tu te souviens de cette discussion et là d’un coup, tout te revient en tête. Tous ces indices qui te disaient que tu n’avais pas ce droit. Tu ne pouvais pas être celui que tu voulais être pour elle.  Tu penses à ça mais aussi au reste. Ce n’est pas possible alors, je peux encore espérer mon tour. Tout s’emmêle dans ta tête et tu ne sais plus quoi penser. Quoi faire. Que dire.

Tes pas t’ont conduit à nouveau chez toi sans t’en rendre compte. Ce sanctuaire de solitude qui est tien. Encore cette conversation dans ta tête. C’est comme si une voix off me disait ce qui c’était passé. Comme dans ces jeux où on te rappel les évènements passés pour t’expliquer le scénario mais sans rien te dévoiler de la suite de l’intrigue. C’est le moment que tu choisis pour te poser et réfléchir. Au fond tu sais que c’est mort pour toi, cette fille n’a pas les mêmes attentes à ton égard et ne t’ouvrira pas les portes de sa vie. Ce n'est pas pour rien que tu te disais qu'elle est la fille impossible. Au fond, encore plus profondément tu gardes l’envie de continuer, d’aller plus loin avec elle, de ne pas lâcher l’affaire. Pas maintenant alors que ça venait de recommencer. C’est la même chose quand tu retournes sur un jeu trop difficile de ton enfance avec la ferme conviction de le finir. Tu n’es plus le même, tu es meilleur qu’avant. Tu es devenu quelqu’un maintenant, quelqu’un qui sait ce qu’il vaut alors tu as la ferme intention de finir cette histoire quoi qu’il en coûte.

On n’a pas souvent, voire presque jamais, ce que l’on veut dans la vie. Au bout d’un moment faut commencer à se battre de toutes ses forces quand on veut obtenir quelque chose de difficile. Certes je ne suis pas un super player dans les jeux de bastons mais je suis persévérant et parfois ça paye. Je n’ai pas encore envie d’abandonner maintenant. Pas encore une fois. Je fais peut être un choix idiot aussi qui sait ? Je ne veux pas vivre avec des regrets.  Je ne veux plus vivre dans le passé en me demandant ce qu’il serait advenu si j’avais persévéré.

Je sais que j’arriverais à ce moment où, tous les deux, on sera l’un en face de l’autre. Quand j’aurais la chance de me noyer dans ses yeux. De m’abandonner à elle. De vivre avec elle. De partager ces moments avec elle. De ressentir ces instants avec elle, de tout et de rien. On sera là et on écoutera ensemble Artistic Manifesto le mix Love In Room 1408.