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«Non tu vas te faire mal… Oui je sais mais j’y vais quand même. Mais ça fait mal.T'aurais pu prévenir… Je te l’avais dit. Arrête je t’ai dit que tu vas te faire mal encore… C’est pas comme la dernière fois c’est différent. Bon oui je me suis fait mal mais… Mais quoi ? Tu m’écoutes un peu quand je te parle…Heu ! Non ?! »

Tu m’étonnes que je fasse toujours et encore les mêmes conneries. En tout cas heureusement qu’on tire des leçons ne nos erreurs et que ça nous évite de les refaire encore et toujours. Quoi ? Tu n’y crois pas une seconde. Ça tombe bien moi non plus. C’est pas faute d’essayer de me débarrasser de cette bêtise qui me parasite le crâne. Je ne comprends pas ce qui se passe. C’est comme si mon cerveau me disait qu’il entrait dans un mouvement de grève ou qu’il était AFK et comme par hasard, il faut que ça arrive, encore et toujours, dans les moments les plus importants. Tu sais ces moments où quand t’y repenses plus tard, même quelques secondes après tu te dis à quel point tu as été con. Quand tu réalises qu’en fait t’aurais pu sortir cette phrase, en mode puchnline ou ne pas parler, souvent vaux mieux femer sa gueule. C’est souvent trop tard. T’aimerais y retourner et dire attends je veux choisir une autre option de dialogue. Si seulement c’était possible. Comment dire à quelqu’un de te foutre la paix quand tu lui cours après comme un kenyan pendant un marathon.

On a tous vécu ça, chacun à notre manière, enfin pour les plus malchanceux. Galérer après une personne, lui courir derrière, s’arrêter. Décider d’effacer son numéro sur un coup de colère en se disant que ça nous aidera à ne plus la contacter. Genre t'es déter à ce moment tu coupes tout les ponts. Comme si ça allait la faire souffrir ou quoi. Au fond c'est toi le seul con. Regretter et la stalker sur Facebook. Ecrire un message digne de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Se demander 42 fois si c’est une bonne idée de l’envoyer. Si vous avez envoyé le message aller à la page 23 (y a pas de page 23 c’est juste pour faire comme dans le livre dont vous êtes le héros). Pas de bol vous n’êtes pas mort mais vous passez de "personne un peu lourde mais gentil" à "mec totalement flippant". Si jamais vous avez un éclair de lucidité qui arrive aussi vite que Flash vous êtes sauvé. Au moins il n’y a que vous qui êtes au courant de votre bizarrerie. Bref après avoir traversé la phase de sevrage, vous sortez du centre contre les addictions comme une personne nouvelle. Vous vous sentez prêt à reprendre votre vie en main. C’est toujours à ce moment où vous essayez de convaincre vos proches que ça y est vous avez tourné la page. C'est à ce moment que le mensonge devient encore plus flag. On va pas se mentir, celui à qui vous mythonner en premier n’est pas la personne à qui vous parlez mais à vous-même. Vous tentez de vous convaincre de votre mensonge mais il suffit de la recroiser une fois, une photo, une pensée pour y replonger. Là c’est le moment où tu penses que t’es passé par le pire. En fait tu te rends compte que c’est pire qu’avant. T’es le bon pote. Le mec au bon conseil, toujours l’oreille attentive. En gros tu deviens la BFF et là ta vie est une suite tragique d’événements aussi nul que les suites d’Assassin’s Creed. Tu descends doucement mais sûrement vers les sous-sols un peu à la Bining Of Isaac en te demandant quand ça sera la fin.

T’es dans la friendzone et même quand tu veux en sortir t’es coincé. Impossible de disparaître de sa vie. T’as l’impression qu’un jour peut-être tu réussiras à rejouer la scène des Evadés mais sans Morgan Freeman ça risque d’être chaud (petite référence pour les cinéphiles et les plus vieux). La suite tu la connais c’est je t’aime moi non plus. La seule question que tu te poses et à laquelle tu redoutes la réponses c’est pourquoi elle et elle reviens. T'as envie au fond de toi de lui dire de se barrer. C’est quoi son jeu et ça finira mal, très mal même. Prends tes jamabes à ton cou et cours, fuis comme si on allait te montrer un film de Kev Adams. C’est un truc à finir léthargique, dans un état végétatif. La fuite de ton cerveau. Au fond toi aussi t'as pas envie de partir. Tu restes et tu continues avec des petites attentions, des petits messages. C'est encore plus pathétique qu'avant. Elle fait sa vie et toi tu la regardes vivre la sienne en imaginant que t'as une place dedans. Cette meuf c'est un concentré de kryptonite et le plus sage serait de se barrer. 

Le moment où tu arrives enfin à tout lâcher tu récupères tout tes pouvoirs. Tu reprends ta vie en main. Tant pis pour elle. Tu lui manques ? La réponse ne devait même pas t'intéresser. T'as été toi et ça ne lui convenait pas. Laisse tomber. Tu te libères de ces prises de tête nocturnes où tu relisais tous les messages que vous vous échangiez et au fond c'est mieux comme ça. Elle n'a pas compris qui tu étais et elle s'en fout au fond alors pourquoi lui accorder autant d'importance. Tu décides d'avancer sans elle, sa présence devient un vague souvenir, une odeur éphémère qui disparaît aussi vite qu'elle arrivait. Un souvenir fugace qui te tire un sourir triste. A quoi bon ressasser le passé quand tu ne connais pas le futur. C'est la chose la plus dur mais c'est un peu ton épreuve pour accéder au True Last Boss. Le boss de fin, le vrai. Celui qui te dit que tu vaux mieux; Putain que je me déteste de lui accorder autant d'importance.

Petit morceau de fin magnifique mais tellement triste. I Hate U I Love U de Gnash feat Olivia O'Brian.